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Ça pourrait être là...

vendredi 18 novembre 2011, par Alice Valentine Haberer Rolland

Nous avons mené l’enquête à partir du titre, Corniche Kennedy, de la photo, de la quatrième de couverture. Les hypothèses et scénarios ont fleuri… sous forme de listes de mots, d’histoires possibles, d’analyses ou de questionnements :

Intéressant, frite, sensuel, cristallisant, grimace, vertiges, bande, les cons, conquête, Kennedy.
Alhan M.

Sur le littoral
La corniche
Des adolescents
Un commissaire
Kennedy (président mort assassiné)
La bande (petits cons de la corniche)
Une zone surveillée : danger éventuel
Des jeux dangereux
Se déroule pendant l’été
Sonia A.

Joie, piscine, eau, danger, adolescence, inconscience, chaleur, été, police, littoral, immature.
Florian A.

***

Corniche
une bande d’amis
adolescents entre 13 et 17 ans.
Seulement des garçons.
C’est une bande d’amis qui sautent d’un gros rocher. On peut penser que c’est interdit car un commissaire les observe ; c’est sûrement dangereux.
Peut-être que ce livre s’appelle corniche Kennedy car ça se passe dans un village qui porte le nom de Kennedy. Ou peut-être que la corniche s’appelle Kennedy. Ce livre parle peut-être d’adolescents en crise d’adolescence qui sautent d’une corniche et qui vont avoir des problèmes avec le commissaire.
Djaia R.

C’est un groupe d’amis qui s’amusent à sauter de la Corniche (gros caillou) dans l’eau alors que c’est interdit ; un commissaire les surprend et les surveille donc tous les jours. Ce groupe d’amis, un jour, fait une crise d’adolescence et plonge dans la drogue, la délinquance et finit par se faire remarquer à cause du commissaire.
Florian R.

Je trouve que ce titre et cette couverture laissent penser qu’il s’agit d’une histoire qui se passe au bord de la mer.
La Corniche Kennedy pourrait être un « rocher de la mort » (elle porte le nom d’un président assassiné).
Un accident pourrait survenir : un des adolescents pourrait être poussé dans l’eau et au lieu de cela, se fracasserait sur les rochers en contrebas ; d’où le titre du livre : Corniche Kennedy.
Étienne C.

Corniche Kennedy est une histoire qui pourrait se passer à la mer, vus le titre et l’image de la première de couverture. Les jeunes de treize à dix-sept ans doivent sûrement s’amuser à sauter d’une falaise. Pourquoi Kennedy ? Kennedy est mort assassiné. La Corniche Kennedy pourrait faire penser que des gens sont morts à cause du danger de la corniche. Voilà pourquoi les enfants jouent là-bas. Pour s’amuser à un jeu dangereux. Pour côtoyer la mort le temps d’une seconde et puis retomber dans l’eau, en vie. Le commissaire chargé de la surveillance du littoral se rend compte qu’ils jouent un jeu dangereux. Les enfants essaieront de faire des choses de plus en plus dangereuses. L’histoire pourrait tourner autour d’enfants qui jouent avec la mort et un commissaire qui doit leur faire comprendre qu’ils jouent à un jeu dangereux.
Nathan R.

***

Les quatre petits cons qui s’amusent dans l’eau ; il n’y a que des garçons. Un des quatre garçons saute dans l’eau.
Nicolas F.

Bonjour,
Alors pour moi dans ce livre, je pense que les garçons sont en « crise d’adolescence ». On voit sur la couverture déjà une grande partie de l’histoire, je pense. On sait que des garçons sautent d’une corniche dans la mer. On sait que c’est interdit car un commissaire les regarde avec ses jumelles ; ce livre a l’air intéressant ;
Sofia K.

Je pense qu’on les appelle les petits cons parce qu’ils font des bêtises surtout à cet endroit et que le commissaire les surnomme comme ça. Et sur la photo on remarque qu’il n’y a que des garçons car les garçons font plus de bêtises que les filles ou que les filles n’ont pas le droit d’aller à cet endroit.
Thibaut A.

C’est pas pour être méchante, mais déjà que je n’aime pas lire, ce livre j’ai envie de le ranger dans la bibliothèque et c’est tout. Il ne donne pas envie d’être lu. On voit mieux l’auteur que le titre.
Le gars qui saute, à l’arrivée, il va s’écraser sur ses potes. L’autre qui est dans l’eau a un horrible maillot.
Non, vraiment, je n’ai pas envie de le lire.
Les gens sur la photo, ils ne ressemblent pas à des ados mais plutôt à des gens qui n’ont rien d’autre à faire que de poser pour la couverture d’un livre.
Après, chacun son avis, il est peut-être bien, le livre… une fois que je l’aurai lu.
Alisée N.

Ce roman Corniche Kennedy de Maylis de Kerangal parle de jeunes, d’adolescents, on les appelle les petits cons de la Corniche.
Par rapport au résumé et à l’image, on pourrait penser que ces jeunes sautent de la « corniche Kennedy » pour se jeter dans la mer, je pense qu’il font ça pour s’amuser, pour avoir de l’adrénaline, car c’est interdit.
Ils défient les lois.
Camille C.

On voit de jeunes adolescents dans la mer. Ça se passe peut-être aux États-Unis.
Les jeunes sont ivres de joie.
Corniche Kennedy : les deux mots commencent par le son [k] ; on a un mot français et un mot anglais qui constituent le titre.
On a deux parties : une partie pour la photo, une partie en blanc pour le titre.
Wissem C.

Le titre du roman = deux mots. Ce sont des noms propres. Une corniche est un lieu situé sur le littoral (crique, falaise). Il y a une notion de hauteur et de texture rugueuse (rochers). Il peut d’agir aussi d’une métaphore (c’est le cas d’autres éléments maritimes : Finistère / fin ; barrière de corail / limite, frontière…).
La corniche est enfin un lieu naturel, loin des hommes. On y fuit la société de consommation, les grandes villes, les choses « sérieuses » (politique, médias…).
Kennedy fait penser à J. F. K., président U. S. assassiné en 1968 ( ?). Homme d’état, très populaire, mort prématurément. Homme de pouvoir. Visionnaire, il annonce que les astronautes U. S. iront sur la Lune avant la fin de la décennie.
Guillaume K.

Messages

  • Bonjour,

    Merci à tous pour ces messages. La curiosité, l’attention avec lesquelles vous avez regardé ce livre a permis une bonne récolte : j’aime beaucoup ces mots qui aussitôt jaillissent, s’imposent naturellement.
    On voit très bien comment le titre d’un livre, sa couverture, sa 4eme de couverture, évoquent le contenu d’un livre, donnent des pistes pour deviner de quoi il y est question. On voit très bien comment le titre d’un livre (j’y reviendrai), sa couverture, sa 4eme de couverture, évoquent le contenu d’un livre, donnent des pistes pour deviner de quoi il y est question.

    Vous avez bien vu qu’il s’agissait d’adolescents, surtout des garçons — et pourquoi des garçons d’ailleurs ? —, et vous les avez décrits comme "ivres de joie" (Wissem), vous avez parlé "d’adrénaline", de "s’amuser", de "jeu dangereux" (Camille), vous avez établi un lien avec la présence la mer, et noté la présence d’un commissaire (Thibaut, Sophia, Florian, Djaia, Nathan).
    Certains d’entre vous ont mis en relation un danger mortel et l’assassinat du président américain John Fitzgerald Kennedy.

    Surtout, vous avez tous vu que la corniche était un lieu. Cependant, ce n’est ni un village (Djaia), ni un "gros caillou"’(Florian), ni un "rocher de la mort" ( Etienne), ni une crique ou une falaise (Guillaume. Or, il faut précisément voir ce dont il s’agit pour continuer à explorer...

  • En fait, le mot de corniche est un terme d’architecture qui désigne une bordure, une moulure ceinturant un mur ET c’est aussi un terme de géographie physique qui décrit une saillie naturelle, le plus souvent en roche dure, courant le long d’une pente à une altitude à peu près constante, et par extension une route aménagée à flanc de montagne.

    C’est un point de vue en hauteur ET c’est aussi un parcours, il y a une idée de mouvement, de ligne de fuite.

    Cette corniche s’appelle Kennedy en référence au président américain, — il y a dans de nombreuses villes des rues, avenues, boulevards qui portent ce nom. C’est donc une adresse où l’on peut envoyer du courrier : des gens habitent bien Corniche Kennedy.

    Corniche Kennedy est donc un toponyme, — un nom de lieu —, celui de ce boulevard qui court le long de la mer, à Marseille, et le titre de ce roman. Certes les sons [k] éclatent dans Corniche Kennedy (Wissem), et donnent le sentiment d’un nom qui claque au vent dans le soleil. Mais j’ai choisi ce titre car il arrive que ce soit un lieu qui soit le personnage principal d’un roman, et je crois que c’est le cas ici.

  • On peut maintenant entrer ensemble dans le livre et lire les premières pages qui décrivent ce lieu et présentent ceux qui le peuplent.

    Demandez-vous ce qu’évoque pour vous une corniche le long de la mer, sous le soleil de l’été, réfléchissez aux notions de rivage, de bordure, de lisière, de frontière, de limite, de seuil et essayez de les mettre en lien avec cet âge qui est le vôtre et que l’on appelle l’adolescence.

    à bientôt,
    Maylis

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