air.laclasse.com

Accueil > Archives > 2011 > 4C du collège Fénelon > Dangereux et excitant...

Dangereux et excitant...

dimanche 4 mars 2012, par Sylvie Fornero

Bonjour à tous,

Voilà enfin nos textes. Comme c’est très tard, Maelys n’aura surement pas le temps de répondre, surtout avec la sortie de son livre. Elle répondra quand elle viendra, très bientôt.

NOS TEXTES

C’est une expression plutôt sympathique qui vise l’adolescence. « Les p’tis cons » fait référence à la jeunesse. L’auteur veut parler des jeunes qui ont tendance à se moquer des anciens. Ils se détachent de leur parents comme on peut le voir dans la phrase ‘on détourne la joue du baiser maternel » et à critiquer les adultes. C’est l’âge de la contestation. C’est pourquoi l’auteur dit « on crache dans la soupe », cette soupe qui vient des parents, qui nourrit les enfants. Or, les enfants contredisent et ne souhaitent plus obéir les yeux fermés. C’est le moment des sorties, de vouloir sa propre indépendance. « on déserte la maison » veut bien dire que les jeunes veulent s’affranchir, se sentir libres et veulent quitter le nid familial.
Cela fait référence à notre propre adolescence ou nous sommes parfois en conflit avec nos parents. Nous pensons avoir raison sur certains sujets or, nos parents nous disent que nous manquons d’’expérience pour pouvoir comprendre et juger. Il n’est pas rare qu’on nous traite amicalement souvent de « p’tits cons » , c’est une manière de nous rappeler que nous n’avons pas l’âge requis pour prétendre tout savoir. Nos parents nous trouvent pas reconnaissants et prétendent que nous avons de la chance sans le savoir.
La corniche le long de la mer évoque une idée de vacances, d’insouciance, de soleil. L’âge de la jeunesse c’est le moment où on croit que tout est possible et facile. On a tendance à frôler les limites parentales, a toujours être entre l’interdit et le permis, c’est pourquoi il y a cette notion de frontière entre la mer et la terre dans cette image. Devant la mer, on souhaiterait prendre le large, s’évader mais la terre ferme est juste à côté, elle rappelle les bases de notre éducation et les limites de notre foyer. Il est clair que ce paysage peut donner une image de l’adolescence car à contrario l’auteur aurait parlé d’un paysage plus aride tel une ville ou une campagne, cela aurait été moins imagé.
Lorenzo 

 L’adolescence peut être représentée par un paysage sans fond, sans limite. Cette période peut être comparée à la mer car il y a des périodes où elle est calme et lorsqu’il y a un peu de vent comme l’autorité parentale pour les adolescents elle se rebelle, elle n’en fait qu’à sa tête même si c’est dangereux pour les marins ou pour les poissons qui font un peu partie d’ elle donc c’est dangereux pour elle. les adolescents, ils sont comme cela les humeurs ça va, ça vient, les parents ne comprennent pas pourquoi mais ils oublient que eux aussi ils sont passés par là. Je ne vois pas d’ambigüité dans l’expression “les p’tits cons” car s’ils se comportent comme cela, il n’y a pas de raisons qu’ils se plaignent du nom qu’on leur donne. “Les p’tits cons” donnent une sensation de familiarité et on sait ce que les personnages pensent vraiment.

Cérine

                                         
Oui les "petits cons de la corniche" est un peu ambiguë car dans tous les cas ce sont des cons même ci ce n’est pas trop vrai car ce sont les petits bourgeois qui appellent comme ça les jeunes de la corniche car ils ne sont pas de leur milieu, ils sont moins bien éduqués (pas forcément vrai) les jeunes pensent un peu moins à l’école donc les bourgeois disent que c’est de la racaille et qu’ils sont bons à rien.
Petits cons de la corniche est un peu péjoratif car ils ne le sont pas vraiment, l’autre sens c’est plutôt pour exprimer leurs mentalités, ils ne pensent pas trop à l’école , ils méprisent leurs parents car ils veulent faire les beaux devant les copains pour ne pas se faire moquer par les autres .
Cette phrase fait bien écho avec mon adolescence , car les embrassades sont de plus en plus rares avec mes parents , les câlins aussi mais on les aime, il n’y a que cracher dans la soupe que je ne fais pas, j’accepte tout ce qu’on me donne même ci ça ne me fait pas plaisir .
Une corniche, le long de la mer, sous le soleil de l’été évoque pour moi les vacances, le soleil ,les copains ,le calme ,les clapotement des vagues sur les pierres .
Pour moi,rivage ,bordure ,lisière ,frontière ,limite ,seuil ,c’est la limite à ne pas franchir : ça pourrait être la loi, les policiers, la chose à laquelle on ne peut pas échapper . 
Oui on peut comparer l’adolescence à un paysage comme le soleil qui se lève :la naissance, au quart c’est l’adolescence au milieu on est adulte à la fin on meurt, la nuit, c’est le paradis .
L’adolescence pourrait être comme un projet , l’adolescence du projet c’est quand on cherche encore pour pouvoir aboutir .

Pierre

Dans l’expression des « p’tits cons » je pense qu’il n’y a pas d’ambiguïté car on appelle tous les adolescents comme ça quand ils font des « conneries » ou quand il n’écoute pas ce que les adultes leur disent, ils transgressent les limites alors les « p’tit cons » les définissent bien. Ce n’est pas méchants, c’est comme pour dire les ados.
Il y a un rapport entre le roman et notre adolescence parce que comme nous les personnages transgressent certaines règles, ils font les fous et nous sommes pareils.
La corniche Kennedy évoque effectivement un bout de roche, une bordure le long de la mer la ou les adolescents sont libre et font ce qu’ils veulent.
Je pense qu’un paysage peut tout à fait donner cette impression car les adolescents s’approprient l’espace donc ils y laissent des choses comme des bouteilles de bières et des mégots de cigarette.
Clara
Cette phrase « les p’tits cons » est d’un langage familier. On a l’impression que Maylis éprouve de l’affection pour ces adolescents, et qu’il y a un peu de nostalgie dans ces lignes.
Pendant l’adolescence on est tous un peu des p’tits cons, on veut tous franchir des barrières, comme le font les adolescents dans le livre. Ils transgressent les règles, sautent à pied joint et à grand cris dans le danger, l’interdit. C’est excitant et dangereux, et les adolescents cherchant sensation fortes et l’admiration passent le seuil du danger.
Cette phrase « c’est l’âge de la conquête : on détourne la joue du baiser maternel, on crache dans la soupe, on déserte la maison » montre l’ingratitude des adolescents à l’égard de leurs parents. Cette Corniche peut représenter l’adolescence, c’est dangereux mais très excitant.
Axelle

Non, je ne vois pas d’ambiguïté dans cette phrase, car cela vas très bien avec le style du livre qui est écrit comme ça. Elle inscrit un peu de vulgarité dans le livre, mais pas beaucoup.
Cette image peut donner une image a l’adolescence, car une corniche c’est dangereux, il y a aussi un esprit de liberté, parce que les jeunes sont sur la Corniche alors que c’est dangereux et leur comportement est inconscient car ils sautent de la corniche alors que il y a des rochers dans l’eau où ils sautent. Les jeunes font ce qu’ils veulent malgré les mises en garde, le danger et les interdictions des gens autour d’eux.
Ce paysage peut être une métaphore car on ne peut expliquer normalement ce que veut dire cette phrase.
Cassandre

Oui je vois une ambiguïté dans l’expression.
Si ce sont des petits cons c’est qu’il y a une raison c’est que ces jeunes vont au-delà des limites.
C’est l’âge où on a envie de liberté mais moi je sais les limites à ne pas dépasser.
Une corniche le long de la mer sous le soleil de l’été me fait penser à des vacances.
Tous ces mot évoquent une limite ou de frontière à ne pas franchir pour ne pas se mettre en danger.
Une métaphore est un mot qui ressemble a un autre.
Louis

Une corniche pour moi c’est une cote au bord de la mer qui a comme seule frontière l’horizon sans limite
Chacun a sa propre image et son propre paysage de l’adolescence.
Victor

Je trouve que ce livre est un peu trop agressif et il y a beaucoup d’insultes et de gros mots. Sur le bord de la mer il y a la corniche il y a une plateforme en béton . Les gens l’appellent la plate, sur cette plate il y a une bande de jeune. Les gens disent que ce sont des petits cons car ils embêtent tout le monde. En haut il y a une fille. La bande se compose de Eddy le chef et Nissim, Rachid ,Mario sur la plateforme il y a 3 plongeoirs.
Le premier est de 3 mètres, le deuxième le just do it est de 7 mètres et le troisième le « face to face » est de 12 mètres. La fille s’appelle Suzanne, elle est sortie pour aller voir la bande, elle plonge de 7 mètres et de 12 mètres, Mario tente de la draguer.
Mais il y aune autre personne Sylvestre, il est chargé de surveiller la bande, c’est un policier qui boite et est diabétique. La mère de Suzanne est en colère car elle ne veut pas qu’elle traine avec la bande.
Je ne me suis pas identifié aux personnages de ce livre, car je trouve que leur vie est triste, ils restent toujours au même endroit. Je ne veux pas leur ressembler.
Edouard

« C’est l’Age de la conquête : On détourne la joue du baisers maternel, on crache dans la soupe, on déserte la maison » ; Cela fait écho à notre adolescence car nous commençons à comprendre des tas de choses, et on commence a se rebeller à « cracher dans la soupe ».
Ce paysage peut donner une image de l’adolescence car c’est un endroit où on s’évade où on s’amuse et où on oublie pendant quelques instants le reste et tous les problèmes de la vie
Hugo

L’expression de petit con on devine que c’est ce que pensent les gens d’eux.On suppose que dans le livre on aura un point de vue « presque « interne.
La phrase signifie qu a l’adolescence on ne veut plus de protection de ses parents on refuse l’otorité on veut notre propre vie.
Les mot lisière frontière bordure rivage évoque l’adolescence. On sait pas trop ou on est, pas encore adulte , plus vraiment enfant. Cela fait penser aussi qu’a l’adolescence, on cherche les limites, on défi l’autorité. Un paysage peut donc représenter l’adolescence.
Joséphine

Je pense que oui, oui un paysage peut être une métaphore de l’adolescence. Surtout le paysage de la mer. Parce-que je trouve que l’eau fait un peu penser à une chose déchainée parfois, étendue et immense. L’eau fait un peu penser à la liberté ! Un peu comme l’adolescent. Mais aussi l’été, le soleil, le sable, les corniche font aussi un peu penser aux histoires d’amour souvent dans les films, les histoires d’amour se passent à la plage en été ! Ca fait penser aux histoires que peut vivre une personne. A la plage, il peut aussi avoir des duels. Mais moi quand on me dit plage, soleil, mer, été, je pense histoires de cœur. Et l’adolescent est la caricature parfaite des histoires d’amour. Je pense que c’est pour ça que l’auteur a choisi cette sorte de paysage, l’océan fait penser à l’ilimité, à l’imprévisible comme l’ado.
Alors oui, pour moi un paysage peut être une métaphore, surtout de l’ado.
Emma.

Cette expression de « petits cons » a une ambiguité notable car ces jeunes sont des « cons » sur deux points. Ils défient les lois malgré le danger...et dans lmeur comportement car même s’ils ont ce qu’ils veulent avec leurs parents, ils partent sauter sous le soleil d’été de cette corniche qui représente la liberté. Ils sautent. Si on creuse un peu, ce saut qui peut paraître anodin, peut représenter la limite entre la sureté de l’enfance et les dangers de l’âge adulte, on peut donc dire que ces ados sautent le pas vers la majorité peut-être trop tôt. Dans cette crise où l’on se cherche et où l’on devient un homme, l’indépendance et la révolte commencent à venir dans notre quotidien, malheureusement pas toujours envers les bonnes personnes. Les parents sont reniés et oubliés, les remarques auxquelles on répond, les disputes qui explosent toujours plus nombreuses, les petits ou petites ami(e)s, la première fois, la provocation malgré tout pas forcément volontaire...Cette corniche représente également la détente bien méritée après la dureté des journées à l’école.
Marin

Le terme de « petits cons » doit faire référence au fait qu’ils dérangent les gens, font les fous, et désobéissent aux règles de l’ordre. Les « petis cons » pourrait aussi être une espèce de portrait de ces jeunes, les montrant en train de boire ou de fumer des joints. Ils sont mal vus par les résidents des appartements qui sont sur mla côte et par le policier qui est assigné à cet emplacement.
Pour moi, une corniche me fait penser à une petite terrasse en roche placée sous une falaise, où on passe juste au dessous des voitures. Dans le livre c’est écrit que la corniche leur sert de plongeoir où trainent surement des bouts de verre. Et apparemment la mer de ce côté est interdite, donc il y a bien un danger de noyade ou de coupure. Donc oui, il y a bien l’image d’un adolescent rebelle qui en sort. Mais c’est aussi cet endroit qui doit leur permettre de franchir la limite et de se relaxer.
Raphaël

Je trouve aucune ambiguité dans l’expression de « petits cons » car pour moi c’est vrai qu’à mon âge - 13 ans- c’est vrai qu’on se rebelle contre tout le monde, on ne veut plus de bisous, on voudrait plus sortir, aller dormir chez les copines. Et on contredit tout ce qu’on peut nous dire. Je pense que c’est ce qu’elle inscrit dans l’écriture du livre, dans son style « on détourne la joue du baiser maternel, on crache dans la soupe, on déserte la maison ».
Pour moi, la corniche du bord de mer, sous le soleil de l’été évoque les vacances en maillot de bain, se baigner avec les copains, copines, cousins, cousiner, jouer au volley, se faire bronzer, manger des grillades, la chaleur, les discussions interminables avec les copines.
Pour moi, les notions de frontières, de limites, de seuil, veulent dire la même chose, ne pas franchir les interdits.
Le paysage de l’adolescence c’est la tempête, l’océan car il est sans limite et représente pour moi une métaphore.
Cindy

L’expression « petits cons » est une expression assez ambigüe car ce sont des adolescents qui défient toutes les lois pendant les vacances d’été et qui aiment le risque en détournant les règles. Elle inscrit dans l’écriture du livre de la rébellion envers le policier qui surveille la corniche et se prennent pour des rois pendant les vacances alors que ce sont des adolescents. Le style est assez jeune, donc que des gros mots, des mots que nous employons tous les jours.
Une corniche sur le bord de la mer évoque l’été, le soleil, l’eau, la plage...Ce sont les vacances et les jeunes s’amusent. La corniche donne une image de l’adolescence car il y a des tremplins, des lieux dangereux.
Marine

Certains adultes emploient l’expression « Petits cons » pour parler des adolescents. Les jeunes ne sont pas tous pareils. Certes il y a des ressemblances, mais certains comparé à d’autres ne sont pas des « petits cons ». Cette phrase fait moyennement écho à mon adolescence. Car oui, comme beaucoup de personnes de mon âge, j’ai connu aussi l’amour de jeunesse, les bêtises...mais en même temps, je ne déserte pas la maison, je suis toujours aussi proche de ma famille.
Cette période que je suis en train de vivre ne reflète pas avec le livre, enfin je ne l’ai pas fini, je ne peux pas encore bien savoir.
La corniche, le long de la mer, sous le soleil, me fait penser à un endroit où les jeunes peuvent se détendre, où ils se défoulent après le stress de l’école. Le paysage donne une image de l’adolescence, une image de détente, de joie, de plaisir.
Raphaëlle

Les « petits cons », ce sont les jeunes marseillais qui découvrent l’adolescence et leurs corps, et qui sautent depuis le plat comme ils l’appellent pour s’exhiber, ils boivent, fument et écoutent de la musique fort. Le fait de sauter de la corniche, de passer une limite, d’enfreindre. Peut-être qu’une corniche est comme une frontière et que les adolescents la franchissent pour montrer leur émancipation de la société. Mais ce sont des « petits cons » pour les grands, les adultes qui revoient cette période de leur vie, qu’ils ont sans doute appréciée plus que tout. Et les jeunes qui mettent au défi les « vieux », c’est un peu cela l’adolescence.
Mais entre eux, ils ont les potes, avec qui ils discutent, plaisantent et se battent. Ils doivent surement tenter d’impressionner les « meufs » en roulant des mécaniques toute la journée, en sautant depuis la plate.
« Petits cons » n’est peut-être pas péjoratif.
Antoine

Je pense que, contrairement à l’idée générale, l’adolescence n’est pas un moment où on se sent pleins d’énergie et de tonus. On se sent même souvent épuisés, vidée comme si chaque parcelle de notre corps réclamait une part d’énergie.
Forcément à la fin la seule chose que l’on puisse désirer est un moment de calme plat, se caler dans un coin chaud et moelleux, jusqu’à ce qu’on se soit bien détendue, ou bien au contraire respirer à pleins poumons l’air glacé et juste rester là à se vider la tête.
Je trouve que la lande serait un lieu qui correspond bien à cet état d’esprit, la lande avec rien à l’horizon, seulement de longues herbes sèches qui remuent, comme des vagues. Le vent qui souffle fort, qui vous rosit les joues et vous fait sentir vraiment vivant.
Pendant l’adolescence la dernière chose dont on a besoin, c’est de limites, de frontières, de barrières. Pourquoi limite-t-on les pays ? Pour se protéger des autres, pour ne pas se mélanger. Je pense que les frontières sont autant une protection qu’un piège, c’est pour cela que j’aime la lande, car on a l’impression qu’il n’y a pas de frontière.
Marianne

On est souvent appelés « petits cons » par les adultes, lorsqu’ils sont en colère, cette expression vient du fond du coeur. Par exemple s’il ya beaucoup de monde dans le métro, que l’on est en retard, on n’a pas le choux, on bourre un peu, alors là les adultes nous appellent les « petits cons » car ils n’ont pas de place.
Pour moi, la corniche le long de la mer m’évoque un tout petit endroit de terre, l’adolescence, encadré par deux vastes étendues, qui sont la mer, l’océan qui représentent l’âge adulte, car la mer n’a que quelques vagues et l’adulte n’a pas beaucoup de contrainte. L’autre étendue est l’enfance, l’enfance est la ville. L’enfant ne fait pas ce qu’il veut, ses parents le guident lui tracent son chemin ( les rues) l’enfant n’est pas libre.
Pour moi un paysage peut schématiser l’adolescence mais pas en donner l’image, comme on ne peut pas ressentir ce que ressent quelqu’un.
Valentine

Pour moi cette phrase représente le détachement que l’ado vit vis à vis de ses parents.
On se révolte contre eux, on souhaite qu’ils aient tort, quoi qu’ils fassent, quoi qu’ils disent, ils n’ont jamais raison.
Quant aux autres notions pour moi elles expriment les rêves des ados, les règles de l’école, la loi, l’autorité parentale. La corniche, la mer, le soleil, l’été, ça représente aussi les vacances, le divertissement, les amis, les fêtes.
Tout ce qu’on aime, on voudrait que ces moments ne finissent jamais, on voudrait être toute l’année en vacances et faire ce qu’on veut.
Mais les autres mots montrent tout ce qui empêche d’accéder à cet idéal. Et c’est pour cela à mon avis qu’à l’adolescence on se rebelle contre les adultes.
Emma

C’est l’âge de la conquête. Les adolescent veulent s’évader, changer d’horizon. La corniche est le lieu parfait pour pouvoir s’évader. Les adolescents veulent se retrouver entre eux tout en s’amusant.
Avec la phrase, « on déserte la maison », on comprend que les jeunes de ce livre et même les jeunes en général, ont tendance à passer plus de temps chez eux avec leurs copains, plutôt que de rester avec leur famille.
Pour moi, cette histoire est très réaliste car la vie des jeunes y ressemble beaucoup. C’est d’actualité et nous pouvons nous mettre dans la peau des personnages. Le paysage de la corniche a l’air parfait pour ces adolescents : c’est un lieu pour s’évader, pour prendre le large. Alors oui, cela peut donner une image de l’adolescence.
Les adolescents se détournent du baiser maternel car ils veulent se sentir libres. On peut dire qu’ils crachent dans la soupe car leurs parents les couvent en quelque sorte depuis qu’ils sont nés, je pense que cette phrase veut exprimer le fait qu’ils rejettent cette couverture parentale.
Laetitia

Messages

  • Bonjour,

    On a pu parler ensemble quand je suis venue et de nombreux thèmes présents dans vos textes ont été abordés. Je les ai relus ces derniers jours. Ils sont riches, engagés, touffus, sensibles. C’est vraiment agréable pour moi de sentir votre curiosité, votre intérêt. J’ai aimé, que vous témoigniez aussi de votre adolescence.

    J’ai le sentiment que vous avez tout compris de l’analogie entre la Corniche et l’adolescence, cette ligne comme une limite symbolique, cette histoire de frontière, de rivage, de seuil qui donne son architecture au roman, et, de même, que les nuances, les ambiguïtés de l’écriture du roman, notamment dans l’expression "p’tits cons", sont sans difficulté pour vous.

    Je trouve que vous avez poussé loin ce lien avec le paysage et j’ai relevé tout ce qu’il évoque pour vous.
    Pour Joséphine, l’adolescence est bien un paysage, mais lequel ? Si les mots frontière, bordure, rivage évoquent l’adolescence « on ne sait pas trop ou on est » pas encore adulte , plus vraiment enfant ».
    Lorenzo imagine quel aurait été le roman s’il avait été placé dans un autre paysage, plus aride ;
    Cérine construit une belle analogie entre la mer, ses mouvements, ses « humeurs » et l’adolescence, — avec mention spéciale pour le coup de vent qui est ici « l’autorité parentale » ! — tout comme Emma qui fait la même analogie mais met en avant l’idée de liberté liée au mouvement de l’eau, et l’idée de la plage comme théâtre des premiers amours ; dans le même ordre d’idée Cindy écrit que le paysage de l’adolescence c’est la tempête, l’océan sans limite.
    Pierre inscrit l’adolescence sur la course du soleil, c’est un paysage où le soleil se lève, et parle de projet (c’est très intéressant que cette période vous évoque un projet, car il y a la notion de devenir) ;
    Clara parle d’un territoire de conquête, que l’on s’approprie en l’occupant ;
    pour Axelle, Cassandre, et Louis, l’adolescence peut être un paysage car elle connecte à deux sensations fortes : l’excitation et le danger. Raphaël va dans leur sens en évoquant la noyade, la coupure, comme des risques à prendre, Marine parle de « tremplins et de lieux dangereux », et c’est bien vu car le tremplin est ce qui aide à sauter plus haut, plus loin, mais c’est aussi une force de propulsion pour aller de l’avant.
    Pour Louis, la corniche est d’abord une lumière solaire, l’idée des vacances — attention, Louis, une métaphore n’est pas un mot mais qui ressemble à un autre, mais une image qui porte une comparaison, ici l’image de la corniche pour créer une analogie avec l’adolescence.
    Hugo met en avant l’idée d’évasion — la corniche comme un lieu où l’on s’évade, où l’on s’amuse pour oublier les réalités de la vie — tout comme Marin qui parle de « détente » ou Raphaëlle qui parle de « se défouler » et précise que la corniche symbolise aussi la joie et la plaisir, ou encore Emma qui parle de divertissement et de fête, ou enfin Laetitia qui parle d’un lieu pour s’évader et prendre large, écrit que la corniche est un lieu parfait pour parler de l’adolescence.
    Cette idée d’évasion, Antoine la poursuit : pour lui, la corniche est comme une frontière et que les adolescents la franchissent pour montrer leur émancipation de la société.
    Selon Victor, chaque adolescent construit son propre paysage mental, sa propre métaphore — demandez-vous quelle serait la vôtre.

    Valentine, elle, propose une vision d’ensemble, elle est carrément urbaniste, « la corniche le long de la mer m’évoque un tout petit endroit de terre, l’adolescence, encadré par deux vastes étendues, qui sont la mer, l’océan qui représentent l’âge adulte, car la mer n’a que quelques vagues et l’adulte n’a pas beaucoup de contrainte. L’autre étendue est l’enfance, l’enfance est la ville. » Cela m’intéresse car Valentine « schématise » une cartographie symbolique des âges de la vie, et ce, même si elle dit qu’une métaphore est impuissante à traduire une émotion.

    Cependant, certains parmi vous ne sont pas de cet avis. Edouard ne se reconnaît pas dans ces adolescents, et trouve le livre agressif. Je ne crois pas que le livre soit agressif, et, de même je ne crois pas que le registre de langue familier, l’insulte, la grossièreté, soit la tonalité du livre, qui pour moi, est plus minoritaire dans un texte plus composite, plus mélangé. Je crois que ce qui est peut être agressif, c’est le réalisme, c’est à dire décrire le monde tel qu’il est. En revanche, je comprends que l’on ne reconnaisse pas dans ces adolescents, et aussi que l’on ne veuille pas leur ressembler. Et je trouve intéressant que chacun ait sa propre vision de cet âge de la vie.
    Marianne, par exemple, donne un témoignage de son adolescence qui est radicalement opposé à celui qui émane du roman. Elle parle d’épuisement, de la sensation d’être vidée, du corps qui réclame de l’énergie. C’est juste : c’est une période de mutation physiologique et ça fatigue ! Ce qui me plait, c’est que Marianne propose ce qui serait sa « corniche » à savoir « la lande avec rien à l’horizon, seulement de longues herbes sèches qui remuent, comme des vagues. Le vent qui souffle fort, qui vous rosit les joues et vous fait sentir vraiment vivant ».

    Merci, encore, à bientôt, Maylis

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?