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un livre qui résiste
mardi 8 février 2011, par
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mardi 8 février 2011, par
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1. un livre qui résiste , 9 février 2011, 17:19, par Olivia Rosenthal
Comme le suggèrent Léna, Charlène et David, le livre est en partie documentaire. J’ai beaucoup lu sur les animaux et j’ai aussi rencontré des gens dont le métier est de travailler avec les bêtes. C’est grâce à ces rencontres que j’ai pu écrire une grande partie du livre, qui s’appuie sur des témoignages.
Léna suggère à juste titre que le livre se présente comme un jeu : on entre dans la peau d’un personnage (vous êtes une petite fille), personnage qu’on n’est pas dans la vie, et on découvre, en lisant, l’effet que cela peut faire de devenir adulte.
Cette petite fille, même si elle est sous l’influence de ses parents, ne se laisse pas entièrement posséder. Elle garde l’idée qu’il lui faudra se séparer d’eux. Nicolas a raison de dire que c’est un livre sur la résistance. Comme vous le verrez, il y a mille manières de résister. Poser des questions sur les rennes, c’est aussi résister, en essayant d’obtenir des réponses que les parents ne savent pas ou ne veulent pas donner (comme le dit Charlène). Les rennes sont donc à la fois des animaux réels et, comme le dit Manon, une métaphore.
Enfin, je comprends la perplexité de Camille et Clément. Le livre n’appartient pas à un genre. A vrai dire, je n’aime pas beaucoup les étiquettes. Je pense que les écrivains sont là pour contester les étiquettes et mettre en cause les cases où on veut les ranger, eux et leurs livres.
2. un livre qui résiste , 9 février 2011, 17:42, par Olivia Rosenthal
Vous avez inventé beaucoup de noms de personnages et imaginé des situations extrêmement diverses. Grâce à l’écriture, vous vous promenez dans de nombreux pays (New York, la Laponie, le Cambodge…) Vous découvrez une des grandes libertés qu’offre l’écriture. Elle permet de se déplacer dans le monde entier tout en restant assis à sa table de travail. Vous me direz que la télévision produit le même effet mais ce n’est pas du tout la même chose de recevoir passivement des images que l’on n’a pas choisies et de créer pour son propre compte, par un agencement de mots, le monde dans lequel vont évoluer des personnages que l’on a construit de toutes pièces.
Et je remarque aussi que certains d’entre vous s’essayent à l’écriture critique pour un livre qu’ils n’ont pas forcément lu. C’est une autre manière d’imaginer le livre. Il arrive d’ailleurs que certains journalistes fassent des critiques sur des livres qu’ils n’ont pas lus. Je ne pense pas que cela soit une bonne idée mais dans la circonstance je lis vos textes avec plaisir. Ils m’apparaissent comme des textes humoristiques, des manière de parodier et de se moquer de certains journalistes.
Enfin mention spéciale à Manon Rocher, qui a travaillé sur l’alternance entre des séquences documentaires et des séquences narratives. Ça me rappelle ce que j’ai écrit. Je la remercie de ce travail sur les rennes et aussi de ce clin d’œil à l’auteur des rennes.